| Points essentiels | Précisions |
|---|---|
| Temps et difficulté | Prévoir 3 heures au total dont 2 heures de repos de pâte |
| Ingrédients principaux | Utiliser 500 g de farine, levure fraîche et zeste de citron |
| Technique de pétrissage | Pétrir 8 à 10 minutes jusqu’à obtenir une pâte élastique |
| Façonnage caractéristique | Découper des rectangles avec une incision centrale de 3 cm |
| Température de friture | Chauffer l’huile à 175 degrés avec un thermomètre de cuisson |
| Durée de cuisson | Faire frire 2 minutes par face jusqu’à coloration dorée |
| Conservation optimale | Déguster le jour même ou conserver 2 à 3 jours maximum |
Quand les premiers jours de février arrivent, je replonge dans mes souvenirs d’enfance près de Nantes, où l’odeur des beignets dorés envahissait toute la maison. Les recette de bugnes de grand-mère représentent bien plus qu’une simple gourmandise : elles incarnent une tradition familiale que je perpétue chaque année. Cette recette ancestrale demande environ 3 heures au total, dont 20 minutes de préparation active et 30 minutes de cuisson, le reste étant consacré au repos de la pâte. Niveau de difficulté ? Je la classe comme moyenne, accessible à tous ceux qui ont déjà manipulé une pâte levée.
Les ingrédients pour réussir vos bugnes traditionnelles
Pour préparer une quarantaine de bugnes, j’utilise toujours 500 grammes de farine type 45 ou 55, tamisée avec soin. Je prévois 20 grammes de levure fraîche de boulanger que je réhydrate dans 10 centilitres de lait tiède additionné d’une pincée de sucre. Côté matières grasses, 100 grammes de beurre demi-sel apportent ce moelleux incomparable. J’incorpore également 3 œufs entiers, 80 grammes de sucre en poudre et une pincée de sel.
Pour parfumer mes bugnes, j’opte pour le zeste d’un citron jaune non traité et 2 cuillères à soupe de rhum, même si ma grand-mère préférait l’eau de fleur d’oranger. La friture nécessite entre 1 et 2 litres d’huile neutre, tournesol ou pépins de raisin. Enfin, je prévois largement du sucre glace pour l’enrobage final, car comme on dit chez nous, il faut en mettre partout.
La préparation étape par étape de la pâte à bugnes
Je commence par réveiller ma levure dans un petit bol avec 4 cuillères à soupe de lait tiède et une pincée de sucre pendant 15 minutes. La préparation doit buller activement, sinon je recommence avec de la levure fraîche. Dans la cuve de mon robot équipé d’un crochet, je verse la farine tamisée avec le sucre, puis je creuse un puits au centre. J’y ajoute les œufs battus, la levure réhydratée, le beurre en morceaux, le reste du lait tiède, le zeste de citron râpé, le rhum et le sel. Je pétris énergiquement pendant 8 à 10 minutes jusqu’à obtenir une pâte élastique et homogène qui se détache des parois.
Cette étape me rappelle mes débuts à l’École Hôtelière de Saumur, où l’on nous apprenait que le pétrissage développe le réseau de gluten indispensable à la légèreté. Je place ensuite ma pâte dans un saladier propre, je couvre d’un torchon et laisse reposer 2 heures près d’un radiateur. La pâte doit doubler de volume, c’est le secret d’une texture aérienne.
Le façonnage et la découpe des beignets
Une fois la pâte bien gonflée, je la dégaze délicatement en appuyant dessus avec mes poings. Sur mon plan de travail généreusement fariné, j’étale la pâte au rouleau sur 3 millimètres d’épaisseur environ. Avec ma roulette crantée, je découpe des rectangles de 8 centimètres de long sur 5 de large. Au centre de chaque rectangle, je pratique une incision de 3 centimètres dans le sens de la longueur.
Vient ensuite le geste traditionnel que ma grand-mère m’a enseigné : je fais passer une extrémité du rectangle dans cette fente, créant ainsi la forme caractéristique des bugnes lyonnaises. Je dispose mes beignets sur du papier sulfurisé en veillant à bien éliminer l’excédent de farine qui brûlerait dans l’huile. Cette technique de façonnage diffère légèrement de celle que j’applique pour la tarte à la rhubarbe façon grand-mère, où la manipulation de la pâte exige encore plus de délicatesse.
@les_recettes_de_margaux LES MERVEILLES DE MÉMÉ ✨ À l’occasion de mardi gras je vous propose la recette de merveilles de ma mémé 👵🏼🤍 INGRÉDIENTS (env. 20 pièces) : • 250g de farine • 1 œufs • 75g de beurre • 1 pincée de sel • 1 cuillerée de fleur d’oranger • 1 cuillerée de cognac • 2 cuillerées de lait • Sucre glace RECETTE : • Déposez la farine et le sel dans un saladier, creusez un puits, cassez un œuf et ajoutez le beurre puis le lait, la fleur d’oranger et le cognac. • Malaxez la pâte à la main. • Laissez reposer la pâte 2-3h (pas nécessairement au frigo, ça n’existait pas à l’époque, petit anachronisme oups 🙊) • Étalez la pâte très finement puis formez des losanges. • Entaillez les losanges au milieu et repliez les sur eux mêmes. • Faites frire les merveilles à 180°C jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. • Servez en parsemant de sucre glace. #merveilles #bugnes #mardigras #beignets #beignet #goutermaison #creatorsearchinsights ♬ Positive background music such as play and games(1251730) – earbrojp
La cuisson dans l’huile bouillante
Je verse mon litre et demi d’huile de tournesol dans une grande sauteuse à fond épais et je la chauffe à 175 degrés, température que je vérifie avec mon thermomètre de cuisson. Pour tester, je plonge un petit morceau de pâte qui doit remonter immédiatement en formant des bulles. Je fais frire mes bugnes par petites fournées de 5 ou 6 pièces maximum pour ne pas faire chuter la température.
La cuisson prend 2 minutes par face, je retourne délicatement chaque beignet avec une écumoire dès que le dessous prend une belle teinte dorée. Cette surveillance constante me rappelle mes années en cuisine étoilée, où chaque seconde compte. Je dépose mes bugnes cuites sur du papier absorbant, puis je les roule généreusement dans le sucre glace tant qu’elles sont encore chaudes. L’odeur qui se dégage attire invariablement mes enfants dans la cuisine, comme autrefois à Clisson.
Variantes régionales et adaptations possibles
Au fil de mes voyages culinaires, j’ai découvert que les bugnes lyonnaises se distinguent nettement des oreillettes provençales, plus croustillantes et parfumées à la fleur d’oranger, et des merveilles bordelaises, plus épaisses et moelleuses.
Certaines recettes familiales utilisent de la levure chimique plutôt que de la levure de boulanger, raccourcissant ainsi le temps de repos à 30 minutes seulement. D’autres ajoutent une touche de pastis pour une note anisée typiquement provençale. Pour ma part, j’aime alterner selon les saisons, tout comme je varie mes approches entre le clafoutis aux prunes et le cake aux fruits confits de grand-mère, qui partagent cette même philosophie de transmission.
| Type de bugne | Texture | Parfum caractéristique |
|---|---|---|
| Lyonnaise | Fine et croustillante | Rhum ou citron |
| Oreillette provençale | Très croustillante | Fleur d’oranger |
| Merveille bordelaise | Épaisse et moelleuse | Vanille |
Conseils pour éviter les échecs courants
Mes élèves me posent souvent la question : pourquoi mes bugnes ne gonflent pas ? Je leur réponds que trois erreurs reviennent systématiquement. Pour commencer, un temps de repos insuffisant empêche la levure de faire son travail. Deuxièmement, une huile pas assez chaude ou au contraire trop brûlante compromet la cuisson. Enfin, une levure morte ou tuée par un liquide trop chaud dès le départ condamne la recette.
Je recommande vivement l’usage d’un thermomètre et le respect scrupuleux des temps de pause. L’attention portée aux détails fait toute la différence, comme pour la tarte Tatin traditionnelle où la caramélisation exige une vigilance similaire.
Conservation et moment de dégustation idéal
Franchement, les bugnes se savourent le jour même, encore tièdes, quand leur texture oscille entre croustillant et fondant. Je les déguste volontiers avec un chocolat chaud épais, dans lequel je les trempe délicatement. Si d’un autre côté il en reste, je les stocke dans une boîte hermétique sans le sucre glace pendant 2 ou 3 jours maximum. Avant de les servir, je les réchauffe quelques secondes au micro-ondes puis je les saupoudre généreusement.
Ces beignets totalisent environ 200 calories par pièce avec leurs 20 grammes de matières grasses, confirmant que Mardi Gras célèbre avant tout la gourmandise sans complexe. Chaque bouchée me ramène aux tablées dominicales de mon enfance, perpétuant ce patrimoine culinaire transmis de génération en génération.






