Draguignan est-elle dangereuse pour votre situation ?
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Points clés à retenir
- 1 755 crimes et délits recensés en 2023, soit 37,89 pour 1 000 habitants
- Draguignan classée 324e sur 368 villes de plus de 22 500 habitants
- Cambriolages en hausse de 11,7 % en 2025 (105 cas contre 94 en 2024)
- Les Collettes, Maljournal et Saint-Hermentaire restent les quartiers à surveiller
- 204 caméras et un Centre de supervision urbain actif 24h/24
Draguignan est-elle une ville dangereuse ? Ce que disent les chiffres
Draguignan, ville dangereuse ? C’est la question que se posent de nombreux habitants et futurs arrivants avant de s’installer ou de sortir le soir. Les chiffres officiels racontent une histoire plus nuancée que la rumeur. En 2023, la ville a enregistré 1 755 crimes et délits, soit un taux de 37,89 pour 1 000 habitants. Ce niveau place Draguignan au 324e rang sur 368 villes françaises de plus de 22 500 habitants pour la délinquance par habitant.
Entre janvier et octobre 2024, la délinquance générale a reculé de 5,2 %. Une amélioration réelle, mais qu’il faut lire catégorie par catégorie plutôt qu’en bloc : certains types d’infractions baissent nettement quand d’autres repartent à la hausse. À l’échelle du département, les services de l’État évoquent une délinquance générale maîtrisée dans le Var, avec un recul proche de 1,5 % sur l’année. Draguignan suit globalement cette tendance régionale, sans s’en écarter fortement dans un sens ou dans l’autre.
Un chiffre mérite d’être regardé de près avant de comparer Draguignan à une grande métropole : la ville compte un peu plus de 40 000 habitants, un format qui change mécaniquement la lecture des statistiques. Un même nombre de faits pèse plus lourd dans le taux pour 1 000 habitants que dans une ville de 200 000 personnes. Ça explique en partie pourquoi Draguignan apparaît parfois mal classée alors que le volume brut de délits reste modeste.
| Catégorie | Cas en 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Atteintes physiques et sexuelles | 370 | -4,1 % |
| Cambriolages de logements | 105 | +11,7 % (94 cas en 2024) |
| Vols et dégradations | 1 082 | +10,7 % |
| Infractions liées aux stupéfiants | 345 | -11,3 % |
Le point à retenir : les cambriolages repartent à la hausse en 2025 après des années de baisse (-32 % entre 2016 et 2023). L’indice de tranquillité local, calculé à partir de ces données, s’établit à 7,4/10, qualifié de favorable. Concrètement, ça place Draguignan loin des villes classées à risque élevé, mais pas non plus parmi les communes les plus tranquilles du département.
Autre donnée à garder en tête : le taux de chômage local, autour de 10,6 %, dépasse la moyenne nationale de plusieurs points. Ce type d’écart se traduit généralement par une hausse des petits délits d’opportunité (vols, dégradations), plus que par de la délinquance organisée. C’est cohérent avec la photographie 2025 : ce sont les vols et les cambriolages qui progressent, pas les atteintes physiques graves, elles en recul.

Les Collettes et Maljournal : les quartiers qui concentrent les tensions
Si vous cherchez un quartier à éviter à Draguignan, Les Collettes revient dans quasiment toutes les sources locales. Classé quartier prioritaire de la politique de la ville, ce secteur excentré cumule dégradations, rodéos de scooters le week-end en soirée et un éclairage public jugé insuffisant par les riverains. Des rénovations urbaines sont engagées, mais le sentiment d’insécurité nocturne reste présent.
À l’échelle de l’année, une baisse de 5,2 % de la délinquance a été mesurée sur le secteur, un chiffre encourageant qui ne colle pas toujours au ressenti des riverains les plus exposés aux nuisances quotidiennes. Vous croiserez d’ailleurs plus souvent des tags et des poubelles renversées que des faits graves aux Collettes.
Maljournal pose un profil différent : 23 % de logements sociaux et un taux de chômage proche de 13 % chez les actifs du quartier. Les nuisances y sont surtout liées à des regroupements bruyants et à de petits trafics opportunistes, plus qu’à des faits graves. D’ailleurs, la plupart des incidents recensés relèvent de l’incivilité plutôt que de la délinquance lourde.
Le point commun entre ces deux quartiers : un habitat collectif ancien, une densité de population élevée et un manque d’espaces surveillés. Ces trois facteurs reviennent systématiquement dans les analyses locales dès qu’il s’agit d’expliquer pourquoi un secteur concentre plus d’incidents qu’un autre à surface comparable. On retrouve la même mécanique dans d’autres villes moyennes du Sud, comme le montrent nos analyses des quartiers à éviter à Nice, des quartiers sensibles de Toulon ou de la situation à Chambéry.
Centre-ville et Allées d’Azémar : la vigilance après la tombée de la nuit
Le centre ancien et les abords des Allées d’Azémar concentrent l’essentiel des signalements nocturnes. On y note des vols à la roulotte près des bars, du pickpocketing aux heures de fermeture et une présence de personnes en situation de rue autour du boulevard Clemenceau. Le harcèlement de rue y est un sujet pris au sérieux par la municipalité, notamment pour les femmes seules après la tombée de la nuit.
En journée, le tableau change du tout au tout : les commerces, les terrasses et les marchés animent les Allées d’Azémar sans souci particulier. C’est surtout la nuit, et plus précisément après la fermeture des bars, que la vigilance monte d’un cran, notamment autour des boulevards Clemenceau et Jean-Jaurès.
En pratique, mieux vaut éviter les ruelles mal éclairées après 22h et privilégier les grands axes fréquentés. La police municipale propose un accompagnement jusqu’au véhicule via le 04 94 68 88 52 pour les personnes seules qui le souhaitent, et tout incident peut être signalé au 04 94 60 61 64. Se garer dans une zone éclairée ou couverte par la vidéoprotection reste le réflexe le plus efficace pour limiter les vols à la roulotte.
- Privilégier les grands axes éclairés plutôt que les raccourcis par les ruelles étroites
- Se garer dans une zone couverte par la vidéoprotection quand c’est possible
- Éviter de sortir seul(e) après 23h dans le centre ancien un soir de weekend
- Garder le numéro d’accompagnement (04 94 68 88 52) enregistré dans son téléphone
Incapis, Saint-Hermentaire et les secteurs périphériques à surveiller
Trois autres zones méritent votre attention si vous vous demandez quels quartiers éviter à Draguignan. À Incapis, les regroupements devant les halls d’immeuble et les vols à la roulotte sont les principaux motifs de plainte. À Saint-Hermentaire-Salamandrier, secteur d’habitat collectif dense, ce sont surtout les bris de vitre de véhicules et les vols d’accessoires aux heures de fermeture des commerces qui reviennent.
Plus au large, les sentiers du Malmont et les secteurs naturels isolés posent un risque différent : abandon de véhicule, isolement en fin d’après-midi et en hiver, loin de toute présence rassurante. Le risque n’est pas la délinquance organisée mais l’isolement lui-même : peu de passage, peu de réseau mobile par endroits, et une nuit qui tombe vite en dehors de la saison estivale.
Un point commun relie ces trois zones périphériques : elles sont moins couvertes par la vidéoprotection que le centre-ville, et les patrouilles y passent moins souvent. Ça ne veut pas dire qu’il faut les éviter en toutes circonstances, mais plutôt adapter ses horaires et éviter de s’y promener seul après la tombée de la nuit. Le tableau ci-dessous résume ces secteurs.
Pour les résidents d’Incapis ou de Saint-Hermentaire, le principal levier reste le collectif : signaler les regroupements gênants au bailleur ou à la mairie, garder les parties communes éclairées et éviter de laisser des objets visibles dans un véhicule garé la nuit. Ce sont des gestes simples, mais ils réduisent nettement les vols d’opportunité, le motif le plus fréquent dans ces deux secteurs.
| Secteur | Problème principal | Niveau de vigilance | Moment sensible |
|---|---|---|---|
| Les Collettes | Dégradations, rodéos de scooters | Moyen à élevé | Soirées de week-end |
| Maljournal | Regroupements, petits trafics | Faible à moyen | Fin de journée |
| Centre ancien / Allées d’Azémar | Vols à la roulotte, harcèlement de rue | Moyen à élevé | Après 22h |
| Incapis | Regroupements, cambriolages | Moyen | Soirée |
| Saint-Hermentaire-Salamandrier | Vols sur véhicules | Moyen | Fermeture des commerces |
| Sentiers du Malmont | Isolement | Faible | Fin d’après-midi, hiver |
Les quartiers où il fait bon vivre à Draguignan
Vivre à Draguignan sans stress, c’est possible : les quartiers résidentiels comme Les Selves-Le Seiran et les zones pavillonnaires en périphérie sont régulièrement cités comme les plus sûrs par les habitants. Ces secteurs combinent mixité sociale, éclairage public efficace et proximité des écoles et commerces de quotidien.
Ce qui explique cette tranquillité ? Un urbanisme pensé pour la visibilité (espaces ouverts, peu de recoins) et une vie de quartier active, avec des conseils de quartier qui font remonter les problèmes tôt. La ville étudie d’ailleurs comment reproduire ce modèle dans les secteurs plus sensibles, en associant les riverains aux projets d’aménagement.
Pour un futur habitant, la méthode la plus fiable reste de visiter le quartier convoité à deux moments différents : en journée pour juger le cadre de vie, puis en soirée pour évaluer l’ambiance réelle une fois les commerces fermés. Discuter avec des riverains sur place donne souvent une image plus juste que n’importe quel classement en ligne.
@hennidamelio Méfiez vous des mecs de draguignan wola 😂 #dayinmylife #humour ♬ son original – Mohamed Henni
Ce type de vidéo circule beaucoup sur les réseaux et alimente la réputation de la ville sur le ton de l’humour, sans rapport avec les statistiques réelles. Franchement, mieux vaut se fier aux chiffres qu’aux blagues virales pour choisir son quartier.
Vidéoprotection, police municipale : les moyens déployés contre la délinquance
Draguignan mise sur un dispositif de sécurité conséquent pour un bassin de 40 342 habitants. La ville compte 204 caméras, dont 8 dédiées à la lecture de plaques, reliées à un Centre de supervision urbain actif 24h/24. La police municipale, forte de 56 agents dont 30 policiers, organise des patrouilles ciblées dans les secteurs identifiés comme sensibles et utilise des caméras piéton lors de ses interventions.
- Patrouilles régulières dans les quartiers sensibles identifiés
- Dispositif « Voisins vigilants » pour le signalement entre riverains
- CLSPD-R, le comité qui coordonne police, justice et municipalité
- Permanence 24h/24 via le 04 94 68 88 52 pour toute urgence de sécurité
Sur le terrain, la ville complète ces moyens techniques par des initiatives de lien social, comme des rencontres organisées entre policiers et habitants ou un budget participatif consacré à la lutte contre le harcèlement de rue. Les avis des Dracénois restent partagés : certains saluent l’efficacité du CSU, d’autres jugent les interventions encore insuffisantes dans les zones les plus exposées.
Pour prendre du recul, ce dispositif se situe dans la moyenne des villes moyennes du Var qui misent sur la vidéoprotection couplée à une police de proximité renforcée. La différence se joue surtout sur la constance : un CSU actif en continu et des patrouilles régulières pèsent davantage sur la durée qu’une opération coup de poing ponctuelle.
Questions fréquentes
Comment signaler un problème de sécurité à Draguignan ?
La police municipale est joignable au 04 94 60 61 64 pour tout signalement d’incident, et au 04 94 68 88 52 pour une urgence ou une demande d’accompagnement jusqu’à son véhicule. Les habitants peuvent aussi remonter les problèmes via les conseils de quartier.
Le classement des quartiers sensibles à Draguignan évolue-t-il ?
Oui : Les Collettes fait l’objet de rénovations urbaines en cours dans le cadre de son statut de quartier prioritaire, et plusieurs secteurs comme Maljournal ou Saint-Hermentaire voient leur situation suivie chaque année par la mairie et le CLSPD-R. Le classement n’est donc pas figé dans le temps : un quartier peut voir sa situation s’améliorer en quelques années grâce à des travaux d’aménagement, ou au contraire se dégrader si les investissements manquent.
Draguignan est-elle une ville sûre pour les touristes de passage ?
Pour un passage de jour dans le centre historique ou les zones commerçantes, oui, l’expérience reste sans souci pour la grande majorité des visiteurs. Draguignan n’est pas une ville dangereuse au sens strict, mais mieux vaut éviter de s’aventurer seul, tard le soir, dans les ruelles peu éclairées du centre ancien ou vers les Collettes.






